Accro au travail ?Un risque pour la santé mentale et physique

Vous travaillez 7 heures de plus en moyenne par semaine ? Vous êtes donc un bon sujet pour souffrir de dépression, troubles du sommeil, stress et autres. Les femmes sont particulièrement touchées.


Une nouvelle étude montre que les personnes travaillant en moyenne 7 heures de plus par semaine que les autres sont davantage susceptibles de souffrir de dépression, de troubles du sommeil, de stress et d'autres problèmes de santé.


Forgé en 1968 par un psychologue américain d’après les mots anglais "work" (travail) et "alcoholic" (alcoolique), le workaholisme désigne, selon les mots de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des maladies professionnelles et des accidents du travail (INRS) "un investissement excessif d'un sujet dans son travail et à une négligence de sa vie extraprofessionnelle". Ce sont aussi des sujets qui travaillent beaucoup : en moyenne, sept heures de plus par semaine que les autres travailleurs.


De plus en plus médiatisée ces dernières années, cette dépendance pathologique au travail n’est pas sans conséquence pour la santé mentale et physique. Une nouvelle étude, menée par des chercheurs de la National Research University Higher School of Economics (HSE) à Moscou, en Russie, montre que les "bourreaux de travail" sont plus à risque de développer certains troubles comme la dépression, l’anxiété ou les troubles du sommeil. Elle vient d’être publiée dans l'International Journal of Environmental Research and Public Health.

L'ESSENTIEL

  • L'étude, menée auprès de 187 travailleurs français, montre que la dépendance au travail touche avant tout les personnes exerçant une profession avec des exigences élevées.

  • Les "bourreaux de travail" ont deux fois plus de risque de faire une dépression et de souffrir de troubles du sommeil.

  • Ce sont les femmes qui sont particulièrement touchées.

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