Au travail, le contre-coup des vacances

Dernière mise à jour : 9 déc. 2021

Quelques semaines après la rentrée, il n'est pas normal d'avoir la boule au ventre au travail. Cette période de mal-être est l'occasion de faire le bilan.


Un article évoque le travail après les vacances. Malgré de bonnes résolutions, le mur de la réalité. Comment sortir de l'impasse d'un malaise qui hante parfois le travail après quelques semaines de bon repos ? Ajustement ou reconversion ?


L'heure du déjeuner passée, Catherine* s'installe à son bureau et se remet au travail. Sa carrière de journaliste ferait pâlir d'envie les plus grands et à 60 ans, son métier de reporter la passionne comme au premier jour. Pourtant, cet après-midi, elle éteint son ordinateur après s'être assurée d'avoir récupéré tous ses dossiers, rassemble ses affaires et se lève. "Je m'en vais", annonce-t-elle à sa plus proche collègue. Celle-ci a à peine le temps d'ouvrir la bouche pour en savoir plus qu'elle poursuit : "Oui. Je me casse. Ça suffit". Sans se retourner, elle passe la porte, un léger sourire aux lèvres, et un poids immense s'ôte de ses épaules. Doit-on vraiment attendre d'en arriver là pour tout plaquer ? N'y a-t-il pas de solution moins radicale ?


"Quand les relations sont très difficiles et à la limite du harcèlement, il vaut mieux aller voir ailleurs", tranche Sylvaine Pascual, fondatrice de la structure Ithaque Coaching qui accompagne les travailleurs afin de retrouver du plaisir au travail.Depuis plus d'un an, Catherine subit quotidiennement pression, humiliations et coups bas de la part de la direction comme de certains de ses collègues. Chaque période de congé lui apporte l'énergie nécessaire à son retour, mais elle vacille inévitablement quelques semaines plus tard. Un schéma habituel pour Chantal Michard, psychologue spécialisée en psychopathologies du travail : "Le travailleur aura beau se reposer pendant les vacances, si à son retour les conditions de travail sont délétères, il sera violemment confronté trois semaines après au fait de ne pas se réaliser par le travail". Pour la psychologue, la priorité consiste à "prendre des mesures pour sortir de ce qui fait risque". C'est ce que Sylvaine Pascual appelle "des ajustements".


Trouver des ajustements...

"Quand on déteste le contenu de son travail, une reconversion professionnelle vaut le coup mais pour beaucoup, des ajustements peuvent suffire, développe la coach. C'est ce qu'on appelle le job crafting. Cet anglicisme décrit bien l'aspect artisanal, c'est quelque chose qu'on fait à la main, pour soi-même". Face à une situation qui ne lui convient pas, le salarié peut explorer les possibilités qui lui permettraient de s'épanouir. "Le télétravail, par exemple, est en plein développement, illustre Sylvaine Pascual. L'expérimentation peut se faire en termes d'aménagement d'espace, d'horaires et dans les relations". Alors, il devient possible de reprendre plaisir au travail, à condition "d'interroger le contenu et les relations".


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