Comportement tactile au travail. Un problème ?
- Lionel Leroi-Cagniart

- il y a 1 jour
- 1 min de lecture
Cordialité ou harcèlement ? Un souci culturel ou juridique ? Une histoire de soutien-gorge et de licenciement pour faute grave... Que dit la loi ? Quelle est la bonne distance ? Qui fait preuve de mauvais foi ? Qui accuse ? Qui se défend ? Pourquoi ? Comment ? Et les team-buildings : terrain propice aux dérapages (involontaires) ?
Dans beaucoup d’entreprises la convivialité s’exprime encore par le geste : bise du matin, accolade de félicitations, main sur le bras ou sur l’épaule pour encourager un collègue, soit des gestes anodins dans le but d’exprimer la sympathie. Toutefois, même si ces gestes sont dépourvus d’intentions malveillantes ils peuvent désormais valoir à leur auteur des poursuites. Dans un contexte où la tolérance face au comportement intrusif diminue et/ou la notion de consentement s’affirme, le contact physique au travail peut vite devenir une faute disciplinaire.
Et le tutoiement dans tout ça ? On en parle de ce fameux tutoiement censé stipuler une certaine fraternité ?
Le monde de l’entreprise a évolué. Les rapports hiérarchiques se sont assouplis, passant de la verticalité à l’horizontalité. Les relations professionnelle se veulent plus humaines mais au détriment de la spontanéité puisque ce qui compte désormais ce n’est pas ce qu’il y a dans la tête du salarié qui provoque un contact physique avec un/une collègue mais le « ressenti » du/de la collègue qui peut considérer ces contacts physiques comme intrusifs, source de malaise et/ou d’atteinte psychologique.
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