La trace comme rempart et l'écriture pour assurance

Dernière mise à jour : 5 août


 

Psychologues-et-Psychologies n° 261, avril 2019 :

Épidémie de souffrance au travail !

 

Article disponible sur le site Psychologues-et-Psychologies.

La prise en charge de la souffrance au travail ne cesse de s’étoffer et de se diversifier (avec la formation de primo intervenants, de psychologues cliniciens et du travail, d’associations, de centres spécialisés et autres plateformes…).


Pour autant les vagues d’épuisement, de dépression jusqu’au point de non-retour du passage à l’acte suicidaire et impactant toutes catégories socio-professionnelles tels les agriculteurs, les policiers ou les médecins continuent comme une traînée de poudre.


Le début de l'article :

Pour les dirigeants, écrire est une assurance. Cela sert à rendre compte, vérifier, évaluer, performer. Une revendication des hiérarchies voulant conduire leurs services comme on pilote un avion sans regarder derrière. Pour eux, la traçabilité a le sens d’une preuve du travail effectué et œuvre contre l’accusation éventuelle d’un manquement institutionnel (notamment dans le médicosocial).

Pour les subalternes, l’écriture est un rempart pour résister aux injonctions contradictoires, délirantes ou illégales. Car il s’agit de se prémunir des dysfonctionnements de l’organisation d’une entreprise quand elle pique du nez.

Le paradoxe étant que ceux qui sollicitent des écrits au nom de la trace, ne les supportent pas quand ils servent de témoin. Or, la force de l’écriture, c’est sa transcendance et son immanence.

Elle est donc un enjeu. Selon le grade, elle est exigée ou récusée. Quand il s’agit de préserver les intérêts d’une structure, elle est requise. Quand il s’agit de maintenir un rapport de subordination, elle joue le rôle de domination. En revanche... La suite sur le site du SNP


Psychologues-et-Psychologies n° 261, avril 2019 :

Épidémie de souffrance au travail !




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