Souffrance au travail : le silence des managers

Dernière mise à jour : 21 juil.

Pression, hyperconnexion, tiraillements éthiques... La souffrance au travail n'épargne pas les managers, mais ils s'astreignent plus souvent au silence, avec l'idée qu'en parler "serait avouer ne pas être à la hauteur".


(...) Pour Anne Serça-Tassy, médecin inspecteur du travail, invitée d'un webinaire organisé par le magazine français Santé au travail, la spécificité de la souffrance de l'encadrement est qu'"il y a cette "impossibilité d'en parler".


"Ils ont du mal à prendre rendez-vous auprès du médecin du travail, à prendre un arrêt de travail. Il y a une espèce de déni des signes d'alerte", dit-elle.


(...) La pandémie de Covid-19, et les confinements - qui ont dégradé la santé mentale, ce qu'a encore pointé l'OMS tout récemment - ont à ses yeux "accéléré" les mouvements en cours. Ils ont fait prendre "conscience du travail utile", mais aussi pour certains managers de "l'inanité de leur travail": avec par exemple le constat qu'un Power point en retard "n'allait pas changer la face du monde".


"Même si les choses reprennent, évidemment (...) cette prise de conscience a été forte" avec "quand même une blessure", dit-il.


Alors, quelles solutions? A ses yeux, "ce sont les collectifs qui sauvent les managers" en apportant des "ressources de résistance", que ce soient les collègues ou des appuis à l'extérieur, tandis qu'à l'inverse, "les résistances individuelles mènent à des tragédies ou des impasses".


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